Laila Flink Thullesen

Sidst opdateret: 5. maj 2019
Laila Flink Thullesen

Beskrivelse:

Cand.mag. i fransk og nordisk
Tidligere dansk lektor ved Sorbonne-universitetet. Bosat i Frankrig siden 2004.
Oversætter fra fransk og elsker det!
Oversætter også til fransk i samarbejde med Christine Berlioz.
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Medlem af ATLF (Association des Traducteurs Littéraires de France) & SFT (Société Française des Traducteurs)

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Adresse: 4 rue Prat Hir, F-56860 Séné Land: Frankrig E-mail: Klik for at se e-mail

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Dansk Oversætterforbund

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Fransk, Norsk (bokmål)

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Dansk

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Forlag: Editions du Murmure Udgivelsesår: 2011

Trois Poètes Danois

Dans cette anthologie bilingue, trois poètes danois aux prises avec le monde contemporain témoignent de la force intemporelle du langage poétique. Dans le tourbillon polyphonique, la vision magistrale de la nature et l’entrelacs jubilatoire des poèmes de "La mer est une scène", Ursula Andkjær Olsen célèbre les circuits infinis de la poésie : « pendant que le premier mot devient le deuxième une bulle éclate dans le suivant. » Elle chante le déploiement de la mer et de la vie : « La mer est une stratégie synergique même si toutes les gouttes sont minuscules.» Beauté explosive et musique d’un monde incohérent qui s’organise et se désorganise. Le mot ressoude le moi éparpillé. Chez Naja Marie Aidt, le langage est déplacement. Du Groenland de son enfance où le nom est sensation : « là j'’apprends le mot pour dire neige fondante : aput aalersoq » jusqu'’aux rues de New York, les mots l’'obsèdent : « j'’écris : est-ce le matin maintenant ? j’'écris : fougères, boutons, faim » et l'’apaisent : « je sais maintenant comment nous allons rentrer le monde ici est aussi une carte qu'’on peut apprendre par coeur ». La poésie est distance et retour. Chez Morten Søndergaard, la poésie est « un petit séisme aux entrailles », le langage est un cheminement concret « quand on se meut à travers les mots, on rencontre des particules minuscules qui deviennent chose. » et, finalement, « on habite dans l’'espace immense entre les étoiles. » Depuis l'’euphorique plénitude de « l’'enfant heureux qui vient juste de prononcer son premier mot : cerise », nous parcourons « l'’escalier qui mène de l'’enfance à l’'âge adulte », et « nous disons qu'’il y a des lieux où nous pouvons dire ce que nous voulons. » Animaux, plantes et choses s'’y amusent de notre naïveté.